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L’intrapreneuriat : comment et pourquoi l’impulser ?

L’intrapreneuriat, vous connaissez ? Non, il ne s’agit pas d’un problème d’orthographe, même si le mot se réfère, en effet, à celui d’entrepreneuriat. Et ce n’est pas un hasard puisque c’est un concept qui permet aux salariés d’une entreprise de mener un projet de A à Z, comme de vrais entrepreneurs. La différence réside dans le fait qu’ils gardent leur statut de collaborateur. Une démarche qui séduit de plus en plus d’entreprises. Il faut dire que les avantages sont nombreux : innovation, compétitivité, bien-être au travail… Une réponse à la crise actuelle ? Nous vous donnons toutes les clés pour comprendre et impulser l’intrapreneuriat au sein de votre organisation.

L’intrapreneuriat : qu’est-ce que c’est ?

Le concept de l’intrapreneuriat est loin d’être récent. Pourtant, il n’a jamais fait autant parler de lui que ces dernières années. Un phénomène encore plus présent avec l’actualité du moment ? Mais, concrètement, qu’est-ce que cela signifie ? Est-il adapté à tous les types d’organisation ? Et pourquoi séduit-il de plus en plus ?

Définition

Le concept d’intrapreneuriat est apparu pour la toute première fois dans les années 70. Pourtant, c’est en 1985 qu’il est popularisé grâce à l’ouvrage de l’homme politique américain Gifford Pinchot « Intrapreneuring, Why You Don’t Have to Leave the Corporation to Become an Entrepreneur ? ». Pour lui, il n’y a pas de doute, l’intrapreneuriat est la source même de l’innovation :

Regardez à postériori toute grande entreprise ou invention d’à peu près n’importe quelle grande entreprise, et vous constaterez que ce sont des intrapreneurs qui l’ont créée.

Geoffrey Pinchot, homme politique et auteur américain spécialiste de l’intrapreneuriat

Mais alors en quoi consiste réellement cette culture d’entreprise ? Selon Farid Lahlou, co-fondateur de la start-up de déménagement « Des Bras en Plus » et coach d’intrapreneurs, interviewé dans Challenges, c’est :

Un collaborateur qui fait des choses de sa propre initiative au sein d’une organisation déjà existante. Une sorte de chef de projet amélioré. La différence est qu’il doit prendre en considération des éléments dont il n’avait pas à se soucier auparavant, comme gérer un budget.

Farid Lahlou, co-fondateur de la start-up de déménagement « Des Bras en Plus » et coach en intrapreneuriat
Le principe de l'intrapreneuriat est de confier à un salarié des responsabilités plus importantes sur un projet donné. Celui-ci va devoir alors agir et penser comme un véritable entrepreneur pour mener à bien sa mission.

Ainsi, l’entreprise va confier à ce salarié des responsabilités plus importantes sur un projet donné. Celui-ci va devoir alors agir et penser comme un véritable entrepreneur pour mener à bien sa mission. Il dispose également des moyens financiers, techniques et moraux pour y parvenir. L’autonomie et la confiance accordée sont, dès lors, un vecteur de réussite important. C’est une culture d’entreprise que l’on peut très souvent retrouver au sein des entreprises libérées, par exemple. Mais ce modèle est-il adapté à tous les types d’entreprises ?

L’intrapreneuriat : pour qui ?

Aujourd’hui, de nombreuses entreprises ont tenté l’aventure, et ce quel que soit leur secteur d’activité. C’est le cas d’Alcatel-Lucent, de La Poste ou encore du Crédit Agricole. Ce dernier a d’ailleurs réalisé un livre blanc sur le sujet afin de partager ses retours d’expérience. Il y évoque à la fois les avantages et les freins ou limites du système. Il analyse aussi les réussites qui entourent cette démarche. Saviez-vous, par exemple, que le post-it avait été inventé par un salarié d’une imprimerie ? Chez Google, ce sont les logiciels de messagerie Gmail et Google Maps qui ont été conçus par des ingénieurs. Il semblerait donc que le concept ne soit pas le seul apanage des start-ups ou des entreprises en auto-gouvernance (gestion par les salariés eux-mêmes). Cela pourrait-il expliquer l’intérêt croissant pour ce modèle ?

Pourquoi l’intrapreneuriat plaît-il autant ?

L’intrapreneuriat remporte actuellement un franc succès médiatique. De fait, il ne cesse de se développer dans les entreprises depuis quelques années. Il semblerait que cela aille de pair avec l’évolution des mentalités en matière de management et de leadership. Ainsi, certaines organisations n’ont pas eu peur récemment de bouleverser l’ordre établi pour révolutionner les pratiques en la matière. Cela n’est guère surprenant puisque, avec la transformation digitale, l’univers même du management est en pleine mutation. Chez VISIPLUS Academy, nous avons beaucoup travaillé sur des formations répondant à ces évolutions : Leadership et Management, Management transversal, Nouvelles tendances du management et bien d’autres…

Les questionnements sur ce sujet sont encore plus présents depuis le début de la pandémie. En effet, les entreprises se retrouvent face à de nouveaux défis, une compétitivité plus importante et un besoin de se démarquer très fort. En parallèle, les salariés sont en quête de sens dans leur activité et n’hésitent pas à tout quitter pour changer de métier ou de fonction. L’intrapreneuriat serait-il l’avenir tant attendu, le fameux monde d’après qui tarde à voir le jour ?

Les avantages de l’intrapreneuriat pour une entreprise

Selon le blog du dirigeant, l’entrepreneur britannique Richard Branson « décrit l’intrapreneur comme un employé qui a la liberté et le soutien financier et moral de créer de nouveaux produits, services et systèmes, qui n’a pas à suivre les routines ou protocoles habituels de l’entreprise ». Mais quels avantages cela peut-il bien apporter à l’entreprise ? Et du côté du salarié ?

Rester compétitif en misant sur l’innovation

La plus grande qualité de l’intrapreneuriat est sans doute sa capacité à susciter l’innovation. En effet, en tant qu’employeur, si vous donnez plus de liberté à l’un de vos collaborateurs, celui-ci pourrait bien vous surprendre en libérant sa créativité. Ce potentiel enfin dévoilé devrait vous offrir de nouvelles opportunités de développement. Certaines entreprises, qui peinent à innover sur des marchés très concurrentiels, n’hésitent pas à adopter cette démarche. Elles en découvrent alors les bénéfices.

La période complexe que nous vivons depuis plus d’un an a démontré l‘importance de toujours se renouveler pour répondre aux nouveaux besoins et, ainsi, rester compétitif. Dès lors, l’intrapreneuriat serait-il un formidable remède anti-crise ? C’est ce que certains aiment à penser.

Développer sa marque employeur et fidéliser les talents

Depuis quelques années déjà, les entreprises ont compris l’enjeu de fidéliser les salariés. De fait, un turn-over trop important est coûteux en termes financiers, mais aussi de temps. De plus, il nuit à la dynamique globale de l’organisation. La question du bonheur au travail est ainsi devenue essentielle et ne fait que se renforcer depuis le début de la pandémie. Entre chômage partiel et télétravail, les salariés sont en effet en quête de sens depuis le premier confinement. Bien plus qu’un salaire, certains recherchent une meilleure qualité de vie et un emploi en phase avec leurs valeurs. Pour Aude Bohu, directrice associée de Talentis, société spécialisée dans le coaching de dirigeants interrogée par Challenges :

Ils souhaitent contribuer, donner leur avis, partager leurs idées et apprécient de gérer leur activité avec autonomie dans une ambiance conviviale. […] Chacun voit son parcours professionnel comme une source d’apprentissage permanent. Retenir les talents, c’est leur permettre de se développer en multipliant les expériences. L’intrapreneuriat répond en partie à ces nouvelles attentes des salariés.

Aude Bohu, directrice associée de Talentis

Et cela va même plus loin puisqu’on parle ici de véritable culture d’entreprise et de développement de la marque employeur. Un enjeu fort aujourd’hui pour bien des organisations. Et des avantages certains pour les collaborateurs.

La question du bonheur au travail est aujourd'hui devenue essentielle.

Salariés : développer son implication en toute sécurité grâce à l’intrapreneuriat

En plus d’être motivés et de retrouver un sens à leur travail, les salariés vont pouvoir s’investir dans un projet sans prendre de risque. Le tout pour le même salaire ! Un avantage ou un inconvénient si l’on considère la valeur que l’on apporte à l’organisation. Certaines n’hésiteront d’ailleurs pas à vous proposer une prime, une augmentation ou des bonus pour vous remercier de votre engagement.

De votre côté, si vous avez l’âme d’un entrepreneur, mais peur de vous lancer seul, c’est une formidable opportunité de faire vos débuts. Le temps peut-être d’être prêt pour une aventure en solo grâce à cette confiance nouvellement acquise via cette expérience ?

4 conseils pour une mise en place réussie de l’intrapreuneriat

Être prêt à prendre des risques

Attention tout de même : vous devez être prêt à prendre des risques. La mise en place d’un tel système ne se fera peut-être pas sans erreurs. La croissance ne doit pas devenir votre but ultime au risque de vous exposer à bien des déconvenues. Vous devez être dans une véritable démarche d’apprentissage et de motivation des équipes.

Avoir une stratégie bien précise

Il ne s’agit pas de se lancer dans l’intrapreneuriat pour des raisons de communication ou pour attirer de nouveaux talents. Vous devez avoir un véritable but, une stratégie. Posez-vous les bonnes questions. Avez-vous besoin d’innover ? Êtes-vous prêts à déléguer ? Pensez-vous que vos salariés pourront et ont envie d’assumer ses responsabilités ? C’est un prérequis très important.

Évaluer l’intérêt de vos équipes pour ce modèle

Tout le monde n’a pas envie d’être intrapreneur. Certains salariés ont choisi de l’être pour la sécurité que cela impliquait. Ils ne souhaitent alors pas faire de choix décisifs ou devoir aller plus loin que leurs prérogatives. Pour d’autres encore une telle démarche sera source de stress. Un audit préalable sera donc nécessaire, car vous ne pourrez pas l’imposer à vos effectifs. Vous devez, au contraire, pouvoir compter sur des collaborateurs motivés.

Former et se former

Avec l’intrapreneuriat, vous mettez un pied dans l’inconnu. Il ne faut alors pas hésiter à vous former pour en comprendre le fonctionnement. Il pourrait être intéressant d’aller voir du côté du Management transversal. Ce type de module vous apportera des bases sur les relations non hiérarchiques et les nouvelles techniques en la matière. Celui sur la Conduite du changement et innovation vous permettra d’aller encore plus loin pour :

  • Estimer le potentiel d’innovation de votre équipe ;
  • Mettre en place un environnement facilitant l’innovation continue pour vous et votre équipe ;
  • Mettre en œuvre des pratiques managériales qui « boosteront » l’innovation.

Enfin, vous pouvez également proposer des formations à vos équipes pour les aider à « grandir » en interne et à monter en compétences. Cela peut être sur le volet efficacité professionnelle ou sur des besoins spécifiques à l’entreprise. Donc, n’hésitez pas à consulter notre catalogue.

En conclusion

L’intrapreneuriat ne s’improvise pas. Il doit s’inscrire dans une véritable stratégie d’entreprise et doit correspondre aux envies de toutes les parties prenantes. Pourtant, en suivant nos conseils, vous devriez pouvoir relever le défi et, ainsi, vous ouvrir de nouvelles opportunités de croissance. Et si la crise était derrière nous ?

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