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Politique RSEStratégie d'entreprise

Politique RSE : une priorité pour les salariés et les consommateurs ?

Si la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) existe depuis maintenant presque 30 ans, elle a pris davantage d’ampleur ces trois dernières années. Cela s’explique notamment par une prise de conscience individuelle de chacun : les salariés attachent de plus en plus d’importance à l’engagement de leur entreprise. Ils veulent qu’elle soit en phase avec leurs valeurs personnelles.

Pendant longtemps, la RSE a été une sorte de réglementation à laquelle les entreprises se pliaient avec plus ou moins de conviction. Un bon moyen de communiquer de temps en temps sur une ou deux actions responsables. Aujourd’hui les temps ont changé et la politique RSE est indispensable pour attirer de nouveaux talents, de nouveaux consommateurs et pour se différencier de la concurrence. Mais comment mettre en place une politique RSE efficace sans tomber dans le greenwashing ?

RSE : de la contrainte à la nécessité

La Responsabilité Sociale des Entreprises correspond à l’ensemble des pratiques réalisées de façon proactive par une entreprise et respectant les 3 piliers du développement durable : être économiquement viable, avoir un impact positif sur la société et respecter l’environnement.

Mais elle n’a pas toujours existé.
Quand elle est apparue au début des années 1990, la RSE n’était pas vraiment la volonté des entreprises mais plutôt celle du gouvernement. En France, elle a vu le jour avec les lois NRE (La Loi relative aux Nouvelles Régulations Économiques de mai 2001). L’un des articles phare visait alors à imposer aux entreprises cotées en bourse un reporting social et environnemental.)

Les entreprises ont alors dû s’ouvrir et faire preuve de plus de transparence.
En 2001, la RSE devient une nécessité plus qu’une contrainte puisque l’Union Européenne l’intègre en tant que “démarche volontaire” dans son Livre Vert de la Responsabilité Sociale des Entreprises.

Enfin, en 2010, la norme ISO 26000 fait son apparition afin de favoriser la mise en place volontaire de la RSE. Elle est articulée autour de 7 questions centrales basées sur des enjeux de développement durable spécifiques et permet à l’entreprise de situer son niveau de maturité dans la mise en œuvre de sa démarche RSE.

iso 26000

Source image : ace expert

La dernière mesure pour favoriser la RSE date de 2017 lors de la mise en place de la loi de vigilance. Celle-ci impose alors aux entreprises de recenser tous les risques sociaux et environnementaux encourus par elles comme par leurs sous-traitants avec une obligation de surveillance au niveau international.

Des initiatives encore trop peu connues

Si aujourd’hui nous cherchons à consommer de plus en plus durable et que nous sommes davantage conscients de l’impact sur l’environnement que nous pouvons avoir à titre personnel, nous sommes encore peu à connaître les initiatives des entreprises.

D’ailleurs, selon une étude Ipsos Open Mind Kfé, 1 salarié sur 2 ne saurait pas vraiment ce en quoi consiste la RSE. L’étude révèle ainsi que seuls 51 % des salariés français déclarent savoir ce qu’est la RSE et que parmi eux, seuls 39 % savent précisément de quoi il s’agit.

L’une des raisons qui peut expliquer cela est que beaucoup considèrent être mal renseignés au sein de leur entreprise. En effet, à la question “avez-vous le sentiment d’être bien informés sur ces thématiques au sein de votre entreprise ?”, les salariés sont 57 % à penser ne pas l’être correctement. Seuls 9 % considèrent l’être “tout à fait” et 26 % “ne pas l’être du tout”.

Pourquoi ces chiffres ? La RSE serait trop complexe ou simplement accessible à un petit nombre de personnes au sein des entreprises.
Ce qui est sûr, c’est qu’un gros travail de pédagogie est nécessaire ! Et ce, d’autant plus qu’une Responsabilité Sociale et Environnementale efficace ne peut passer que par ses salariés et être appliquée chaque jour. Elle doit en effet être au cœur de leur quotidien puisque la RSE concerne aussi la qualité de vie au travail, le sens que l’on met dans son activité et l’impact de l’entreprise sur la société.

Sans eux, impossible d’inscrire la RSE dans une vision de transformation à long terme.

RSE - infographie

Source infographie : Open Mind KFE

Qu’est-ce que la RSE aujourd’hui ?

Si 46 % des salariés interrogés dans l’étude répondent que les entreprises mettent en place une politique RSE pour être plus éthiques dans ses activités, trop peu sont capables de citer des initiatives précises de la part d’entreprises.

S’il y a globalement autant de sociétés que de démarches RSE, on retrouve tout de même quelques grandes thématiques :

  • L’environnement : il s’agit par exemple de produire tout ou partie de sa production en agriculture biologique ou raisonnée.
  • La lutte contre les inégalités femmes-hommes : il s’agit par exemple de lutter contre les inégalités salariales et contre l’absence de femmes à des postes de haut management. Coca-Cola a par exemple lancé le programme 5*20 pour soutenir l’emploi des femmes dans le monde.
  • Le made in France : pour éviter la délocalisation et respecter des conditions de travail décentes. Il s’agit aussi de respecter une certaine charte de qualité.

Ce que les entreprises ont à y gagner

Selon l’étude Ipsos Open Mind Kfé, elles auraient beaucoup à y gagner !
En effet, près d’une personne sur deux considère qu’une politique RSE peut avoir un impact positif sur l’attractivité de l’entreprise à l’extérieur. 45 % pensent également que cela joue positivement sur la notoriété et l’image de l’entreprise.

Attirer les talents.
Une politique RSE convaincante et efficace peut aussi avoir un impact important sur la marque employeur d’une entreprise. Or, dans un contexte de guerre des talents où il est primordial d’attirer certains profils, notamment dans les domaines du digital, l’argument de l’éthique et la mise en place d’initiatives responsables ne sont pas négligeables.

Alors que de plus en plus de personnes cherchent à consommer de façon plus responsables, beaucoup sont sensibles aux initiatives que les entreprises peuvent mettre en place.

La notion récurrente de redonner du sens au travail  donne à la responsabilité sociale des entreprises un atout indéniable pour convaincre des talents de se joindre à un projet d’entreprise. C’est d’autant plus le cas chez les millenials qui, selon The Millennial Survey sont 56 % à se dire prêts à refuser un emploi dans une entreprise qui ne respecterait pas leurs valeurs.

Au-delà d’attirer de nouveaux talents, la RSE permet aussi de les garder et de les fidéliser, évitant ainsi un turn-over important et des coûts de recrutement associés. Elle améliore de façon considérable l’engagement et la satisfaction des salariés en intégrant une meilleure dynamique à tous les niveaux.

Attirer de nouveaux clients
Une bonne politique RSE ne peut fonctionner sans une transparence quasi totale de la part de l’entreprise concernée. En effet, les consommateurs n’hésitent plus à s’attarder sur les avis clients, sur les matières qui composent le produit et sur leur provenance. Le succès de l’application Yuka et ses 8,5 millions d’utilisateurs en janvier 2019 démontre bien cette tendance.

Yuka, dossier de presse

Source image : Dossier de presse Yuka

Pour beaucoup, bien consommer est devenu une manière de s’engager socialement et de réduire son impact écologique. Aussi, ils n’hésitent plus à délaisser des entreprises qui auraient mauvaise réputation sur le bien-être de leurs salariés. C’est donc un argument de vente à part entière, d’autant plus à l’ère des réseaux sociaux où le moindre faux pas peut-être publié en une seconde.

Réduire les coûts
Cela peut paraître paradoxal mais investir dans des initiatives RSE pourrait bien, à terme, faire gagner de l’argent aux entreprises. En effet, sensibiliser ses salariés pour mettre en place des campagnes anti-gaspillage (papier, électricité…), de tri des déchets ou encore de suppression des e-mails inutiles pour ne pas gâcher l’énergie des serveurs, permet de réduire les coûts fonctionnels.

Le flex Office et le télétravail sont aussi des solutions mises en place qui permettent de réduire les coûts fixes de location ou d’entretien de bureaux et l’impact sur l’environnement, les télétravailleurs ne prenant ni leur voiture ni les transports en commun.

Gagner en productivité.
Une politique RSE vise à avoir un impact sur l’environnement extérieur mais elle doit aussi prendre en compte son environnement intérieur. La mise en place d’actions en interne visant à prendre soin de ses salariés est en effet indispensable.

Un management bienveillant, des bureaux propices au bien-être ou encore de la reconnaissance auront un effet direct sur la motivation et la productivité des équipes et réduiront certains coût négatif comme par exemple l’absentéisme.

Aussi, de plus en plus d’investisseurs et de financiers considèrent la RSE des entreprises avant de leur accorder des financements : 83 % d’entre eux déclarent vouloir financer des projets socialement responsables et 97 % pensent que la RSE va largement se développer dans les mois à venir.

Limiter les risques
La RSE est aussi un excellent outil de gestion des risques puisqu’en adoptant des process plus responsables, elles sont capables d’identifier plus facilement les problématiques fournisseurs, financières, climatiques ou les ceux liés à l’image.

Être capable d’identifier les points de faiblesse de son business model, de sa chaîne d’approvisionnement ou de sa communication permet d’éviter des coûts importants en prévenant des crises significatives.

Comment mettre en place une politique RSE efficace ?

Mais comment mettre en place une politique RSE convaincante et efficace ? Sachez que quelle que soit la taille de l’entreprise, des choses sont faisables. En effet, même les travailleurs indépendants s’y mettent en reversant par exemple un pourcentage de leur chiffre d’affaires à des associations caritatives ou protégeant l’environnement.

Ce qui est sûr, c’est que cohérence et transparence sont les maîtres mots en matière de RSE. En effet, lancer des initiatives qui n’auraient aucun lien avec votre activité ou vos valeurs pourrait vous desservir. Pour cela, il faut partir de vous pour imaginer une stratégie qui améliorera vos process opérationnels et aura un impact positif sur votre business model.

Ainsi, pour être véritablement efficace, les membres de l’équipe RSE devront travailler main dans la main avec les décisionnaires.
Une politique RSE viable doit passer par un processus de co-création avec tous les acteurs de l’écosystème : interne, clients, partenaires, actionnaires. Il faut également les impliquer le plus tôt possible dans la démarche pour éviter une stratégie descendante qui ne les touchera pas.

Enfin il faut en parler ! Aux salariés, l’initiative RSE doit être présentée de façon pragmatique pour être appréhendée facilement par tous. Avec un plan d’action visible, clair et partagé avec chacun, les objectifs seront connus et pourront être intégrés dans le quotidien. Pour cela, les Ressources Humaines et le service communication devront valoriser les actions collectives et/ou individuelles éthiques et responsables.

La politique RSE  est dons une affaire de tous ! Pour être efficace et impactante, toutes les parties prenantes internes et externes à une entreprise doivent avancer ensemble. Vous voudriez en faire votre métier ? Les postes se développement de plus en plus : retrouvez dans cet article de l’ADN les métiers clés de ce secteur en plein essor. Vous pouvez également trouvez des formations qui vous permettront de mettre en place une politique saine et de maîtriser les pratiques pour sensibiliser vos collaborateurs.

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