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SEO et qualité de traduction : un enjeu majeur pour le référencement

SEO et qualité de traduction : un enjeu majeur pour le référencement

Jusqu’à ce que je suive la formation Visiplus en marketing digital, je n’avais pas pris conscience que le contenu du site internet que je traduisais depuis presque 20 ans n’était pas optimisé pour les moteurs de recherche. Certes, la précision des termes techniques était respectée mais nous apparaissions parfois à la dixième page, voire plus en SEO pour des recherches sur nos mots clés principaux.

Source : resonancecommunication.com

Traduire pour les SERP avant de traduire pour l’adéquation au contenu

La traduction technique est une activité complète et complexe qui nécessite beaucoup de recherches et de précision, en particulier lorsque la langue source est l’anglais. Une grande partie du vocabulaire anglais est très générique et a plusieurs significations en français. Exemple du mot valve qui peut se traduire par vanne, ou par distributeur ou qui, s’il est associé au mot Island signifie îlot de distribution. D’un point de vue technique, il s’agit d’appareils complètement différents.

Pendant toutes ces années, mon attention était donc entièrement dédiée à veiller à la traduction du mot juste pensant que pour le référencement naturel c’était la meilleure des méthodes de travail, celle qui permettait à notre site d’être en première page pour les SERP.

Quelle ne fut pas ma surprise et ma déception de découvrir lors d’une analyse sur SEMRUSH que ce n’était pas du tout le cas, que notre marque s’affichait sur la quatrième, la cinquième, voire plus loin encore. Que d’heures passées à donner le meilleur de moi-même pour un résultat aussi décevant. Traduire et réécrire des textes avec autant de rigueur pour se rendre compte que ce n’est finalement qu’un coup d’épée dans l’eau impose une remise en question totale au niveau de la méthode de travail. Car même si je savais que j’avais les mots justes, de par la reconnaissance de mes collègues techniciens en interne, force est de constater que la qualité de mes traductions n’était pas efficace à l’ère du digital.

Source : associationeconomienumerique.fr

Google traduction et le Quality Score

Déstabilisée, ma première idée fut d’utiliser Google Traduction puisqu’un travail de professionnel ne servait à rien. Si une partie du texte était correctement traduit, j’étais même étonnée du style plutôt alerte, les termes techniques étaient totalement faux. Cela donnait des phrases assez drôles mais impossibles à insérer comme contenu sur notre site internet, sous peine de perdre toute crédibilité et même d’être référencés tout court. De plus, j’avais appris pendant les cours de SEO Visiplus qu’ajouter un contenu de mauvaise qualité allait affecter la note globale du site, le fameux Quality Score. Cela peut faire baisser le classement des pages du site déjà classées sur les moteurs de recherche et baisser l’indice de confiance global que Google nous accorde. En outre, les traductions littérales et pas assez pertinentes peuvent être considérées comme du spam, nous explique Google dans ses recommandations. Donc il me fallait envisager une autre technique de travail.

Ne pas oublier de traduire les URL

Seconde idée : procéder par étapes. Avant de m’attaquer au contenu, j’allais déjà m’intéresser aux titres, aux introductions pour valider l’ensemble des techniques apprises pendant la formation.  Mon site étant divisé en catégories de produits, je réunis dans un tableau les URL de mes pages de catégories, les meta descriptions et les paragraphes d’introduction afin de les retravailler. Première constatation, mes URL n’étaient pas toutes optimisées, certaines comportant encore des mots en anglais. Je ne savais pas que c’était important mais il est vrai que lorsque l’on pense à la fréquence où des URL sont copiées collées dans des documents, des emails ou sur les réseaux sociaux, le référencement est forcément meilleur une fois optimisées puisqu’elles sont lues par les moteurs de recherche mais aussi par les humains…

Le mieux est de mettre des mots clés en rapport avec ce que le lecteur va trouver dans la page s’il clique dessus et si possible de faire correspondre le contenu de l’URL avec le titre de la page pour une meilleure lisibilité. Je choisis d’indiquer simplement le nom générique de mes gammes de produits en français bien entendu (après le nom de domaine) en supprimant les tirets bas et en les remplaçant par des tirets simples entre les mots pour une meilleure lisibilité par les internautes. Exemple d’URL optimisée : https://www.imi-precision.com/fr/fr/list/traitement-dair/filtres. Ancienne URL : https://www.imi-precision.com/fr/fr/list/Airline/filter. On note qu’une partie de l’URL en anglais ne pouvait pas être lue par les moteurs de recherche français et le terme « Airline » est difficile à rapprocher de la gamme de produits « Traitement d’Air » car cela n’est pas tout à fait une traduction littérale. Ce changement dans mes URL est rapide et simple à faire. Il va forcément améliorer mon référencement puisque quand Google recherchait « Traitement d’Air » mon URL ne pouvait pas être indexée par les SERP étant donné que pour l’instant Google n’est pas bilingue anglais.

Je change les balises H1 pour le titre des pages par le simple nom de la gamme de produits en reprenant exactement les mêmes mots que dans l’URL pour assurer une continuité au lecteur dans la lecture de la page. Nous sommes dans des produits techniques, le mieux est de faire simple.

Raccourcir ses meta descriptions pour améliorer son image

Ensuite je m’intéresse aux meta descriptions de mes différentes gammes de produits. J’ai appris pendant la formation Visiplus qu’elle devait comporter 160 caractères maximum et je m’aperçois avec horreur que la meta description qui présente ma Société lorsque l’on tape son nom dans le moteur de recherche Google, est tronquée en plein milieu d’une phrase. C’est vrai que jusqu’à présent le discours qui était tenu à nous les traducteurs internationaux dans notre Groupe était de décliner le contenu du site anglais au plus près du texte. Nous n’avions pas de liberté d’écriture. Mais là, je suis dans l’obligation de trouver une idée pour raccourcir la meta description de la société car elle apparaît chaque fois que l’on tape le nom de notre marque. Cela ne donne pas une bonne image.

Ensuite je travaille à réduire l’ensemble des meta descriptions des différentes gammes de produits car toutes dépassent les 160 caractères du fait de la traduction de l’anglais vers le français qui nécessite plus de mots. C’est un travail d’équilibriste car c’est difficile de résumer en 160 caractères le contenu des pages. Que supprimer, quel mot clé privilégier ? Je regarde la concurrence. Comment s’y est-elle prise pour présenter les mêmes gammes de produits ? Je dois malgré tout conserver l’esprit de notre société, c’est ce qui fait notre différenciation sur notre marché. Nous sommes dans le B to B sur un marché de niche, technique, où chaque fournisseur utilise son propre vocabulaire pour désigner ses produits. Nous avons une terminologie spécifique que je veille à conserver depuis 20 ans.

Source : webrankinfo.com

Mais finalement c’est réduire nos chances d’être bien référencés puisque les internautes ne rentreront pas forcément notre terminologie interne dans Google mais plutôt le terme le plus commun pour désigner nos produits. Je m’aide de l’analyse des mots clés (SEMRUSH) correspondant à nos gammes de produits pour écrire des meta descriptions courtes mais cependant techniques et qui contiennent les mots clés les plus usités par les clients de notre secteur. Je suis satisfaite du résultat. C’est ma création. Ce n’est plus simplement de la traduction. L’observation des mots clés les plus utilisés m’a permis d’aligner mon contenu sur ce que les utilisateurs attendent. Décidemment je progresse. Visiplus m’a ouvert les yeux. C’est magique le marketing digital.

Réécrire les descriptions des gammes avec la sémantique du pays local  

Pour clore la première étape de mon optimisation de contenu, je réécris les paragraphes d’introduction de chaque gamme de produit car ils ne font pas ressortir les caractéristiques principales de nos produits. Je dispose de 400 à 500 caractères. Le challenge est de faire un résumé détaillé des avantages de chaque gamme. Qui dit avantage dit norme spécifique, marque réputée, matériau recherché, indications de mesures, etc… Il s’agit d’un savant exercice où il ne faut pas oublier l’essentiel, le mot clé qui va faire cliquer sur notre site, ce qui va faire acheter. Connaissant les produits depuis longtemps, ce n’est qu’un exercice de style pour moi. Mais je suis fière du résultat. C’est concis et précis. Et je suis certaine d’avoir participé à l’amélioration du référencement de ma société maintenant. Les chiffres parlent déjà. Lorsque je fais une recherche sur « filtre régulateur lubrificateur », un de nos produits phare, nous arrivons en troisième page. Ce n’est pas la première page mais nous sommes en bonne voie. Mon travail a porté ses fruits.

La prochaine étape sera la réécriture du contenu des pages du site. Cela prendra plusieurs semaines, mais si ma société veut se situer dans les premières pages en matière de référencement naturel, c’est avec plaisir que je vais continuer mon travail de réécriture pour les SERP. C’est plus subtil et plus intéressant que de la traduction pure. Vive le marketing digital ! 

À propos : Patricia Cerrone

Travaillant depuis plus de 20 ans dans la communication en B to B, Patricia gère le contenu du site internet de son entreprise, les annonces Google Ads, les posts sur les réseaux sociaux et les emailings ainsi que de toute la documentation technique type brochures et catalogues.

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