Une bonne interface ne doit pas seulement être esthétique : elle doit simplifier le parcours, faciliter les actions et soutenir la conversion. Divulgation progressive, IA, personnalisation, CRO et accessibilité :
Les points clés de cet article
- Parmi les bonnes pratiques UI/UX Design essentielles, la divulgation progressive permet de présenter uniquement les informations et les actions utiles à chaque étape du parcours.
- L’intelligence artificielle aide les UI/UX Designers à prototyper plus rapidement et à explorer davantage de parcours et de solutions de design.
- Une personnalisation UI/UX efficace se concentre sur quelques éléments réellement utiles plutôt que de chercher à adapter toute l’interface à chaque utilisateur.
- Adopter une approche CRO-first permet de concevoir l’interface et le parcours pour faciliter les conversions sans dégrader l’expérience utilisateur.
- Prendre en compte l’accessibilité numérique dès la conception fait partie des bonnes pratiques UI/UX Design indispensables pour proposer des interfaces utilisables par le public le plus large possible.
C’est quoi la différence entre l’UI Design et l’UX Design, déjà ?
Petite piqûre de rappel pour bien commencer : l’UI Design et l’UX Design désignent en réalité deux branches différentes du webdesign. En effet :
- l’UI (Interface Utilisateur) Design s’occupe principalement de l’habillage graphique et de la mise en forme de l’interface d’un site ou d’une application (ex. : choix des couleurs et de la typographie, des animations à inclure, de l’apparence du menu de navigation, etc.). En d’autres termes : l’UI Design se concentre sur l’optimisation de la partie « visible » pour les utilisateurs, en veillant toujours à bien refléter l’image de la marque. Le site d’un géant de la Tech n’adoptera pas les mêmes codes visuels que celui d’une boulangerie artisanale, par exemple 😉 ;
- l’UX (eXpérience Utilisateur) Design s’intéresse à l’expérience vécue par les utilisateurs lorsqu’ils naviguent sur un site ou une application. En quelque sorte, il s’occupe du « squelette » de l’interface. A comprendre : de toute la partie invisible aux yeux du public, mais qui structure pourtant le parcours utilisateur. Son objectif est de rendre ce dernier aussi fluide, efficace et agréable que possible, notamment en facilitant l’accès aux informations et aux fonctionnalités recherchées (ex. : organisation des contenus, emplacement des boutons, etc.).
Il s’agit donc bien de concepts différents MAIS hautement complémentaires. Si complémentaires en vérité que l’UX Designer et l’UI Designer travaillent généralement main dans la main… Quand une seule et même personne ne se charge pas des deux facettes du site : c’est très courant de porter la double casquette. On parle alors souvent de Designer UX/UI, même si on peut trouver encore d’autres appellations selon les entreprises. Les profils ultra-spécialisés (uniquement UX Designer ou UI Designer) se trouvent majoritairement dans les grands groupes, les grandes agences de design… Et aussi dans les licornes de la Tech !

1. La divulgation progressive : l’une des bonnes pratiques UI/UX Design les plus importantes à connaître
A la base, adopter une approche de divulgation progressive est plutôt une bonne pratique d’UX Design. Concrètement, l’UX Designer va alors fournir la juste quantité d’informations à chaque étape du parcours utilisateur, pour guider l’internaute sans le noyer sous un torrent d’informations.
« Les designers numériques intelligents séquencent les fonctionnalités et les flux pour rendre l’expérience moins intimidante, révèle Thomas. Prenons l’exemple d’une UX d’un parcours d’intégration produit, qui vous demande toutes vos informations : votre nom, vos coordonnées, votre fonction, votre secteur d’activité et, éventuellement, ce qui vous intéresse dans ce produit. Rassembler toutes ces questions sur un même écran à la manière d’un long formulaire est le meilleur moyen de vous faire abandonner avant même d’avoir commencé. »
Thomas Lowry, directeur de l’Advocacy chez Figma, « Sept principes clés du design UI + comment les appliquer »
Cela étant dit, cette bonne pratique mérite aussi de s’inviter dans l’UI Design. Dans les faits, l’objectif reste le même. A comprendre : éviter de surcharger l’utilisateur – et de le faire s’enfuir en courant – en attirant son attention uniquement sur les informations et les actions dont il a besoin à l’instant T. Pour y parvenir, vous pouvez notamment :
- jouer sur la hiérarchie visuelle. Taille des titres, couleurs, contrastes, espaces blancs… Vous pouvez jouer sur de nombreux points pour mettre les éléments essentiels au premier plan ;
- masquer temporairement certaines informations ou fonctionnalités derrière des éléments interactifs, afin de laisser l’utilisateur les afficher uniquement lorsqu’il en a besoin (ex. : menu déroulant, infobulles, bouton à cliquer pour obtenir une information sur un point particulier, etc.).
2. Adopter intelligemment l’IA : l’une des nouvelles bonnes pratiques UI/UX Design indispensables
L’une des plus grandes forces de l’IA dans les domaines de l’UI et de l’UX Design, c’est qu’elle permet de prototyper à vitesse grand V à prix réduit. On pourrait ajouter d’autres avantages bien sûr. Comme la possibilité de lui déléguer diverses tâches répétitives, par exemple. Mais c’est vraiment en matière de prototypage que les outils boostés à l’IA ( comme Figma ou Claude Design, pour citer deux des plus utilisés ) dévoilent leur plein potentiel.
En quoi l’IA facilite autant le prototypage en UI/UX Design, exactement ?
Vous hésitez entre plusieurs styles pour l’interface visuelle de votre site d’entreprise ? Une IA peut vous faire 20 propositions de maquettes différentes en un clin d’œil.
Vous souhaitez envisager plusieurs parcours utilisateur en fonction de l’intention de l’internaute (ex. : nouveau visiteur souhaitant simplement découvrir la marque, prospect comparant plusieurs produits, client fidèle revenant effectuer une nouvelle commande) ? Là où, avant, on se contentait souvent d’explorer 2 ou 3 pistes – faute de temps et d’argent – on peut désormais facilement explorer une dizaine de scénarios différents… L’IA peut même faire des analyses prédictives pour adapter les parcours aux nouvelles attentes des utilisateurs !
Certes, ce n’est pas un « produit miracle » non plus. Si elle vous fournit une maquette par exemple, il faudra sans doute la retravailler pour corriger quelques erreurs et lui donner votre coup de patte. La touche humaine reste en effet essentielle pour se démarquer des interfaces (beaucoup) trop homogènes qui sont en train d’envahir le Net. Sans parler du fait que certains clients sont très doués pour identifier les visuels et autres contenus 100 % faits par IA à des kilomètres… Et que cela les rebute fortement. A quoi bon prendre le risque de les faire fuir dès qu’ils atterriront sur votre site ou votre application ?
Dans le même ordre d’idées, une IA ne va pas forcément choisir à votre place LA bonne solution pour optimiser le parcours utilisateur. Même les modèles les plus performants du marché restent très perfectibles : c’est votre créativité et vos capacités de réflexion qui feront la différence au final.
Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il vaut mieux maîtriser au plus vite l’utilisation de l’IA dans les processus d’UI et d’UX Design. C’est essentiel pour ne pas perdre de temps face aux concurrents et rester compétitif sur le marché !

3. Personnaliser l’expérience utilisateur sans tomber dans l’excès
Autre grande tendance à intégrer à vos bonnes pratiques UI/UX Design : la personnalisation de l’expérience. Le principe ? Adapter certains éléments de l’interface et du parcours en fonction :
- du profil de l’utilisateur ;
- de son historique d’achat ;
- de son comportement de navigation, etc.
Mais ce ne sont vraiment que quelques exemples de personnalisation possibles. Dans les faits les possibilités sont bien plus vastes, surtout à l’ère de l’IA. Car oui, l’intelligence artificielle n’est pas seulement utilisée « en backstage ». Elle s’invite aussi directement dans les sites et les applications, pour personnaliser l’expérience utilisateur. Notamment en adaptant automatiquement les :
- étapes du parcours ;
- contenus textuels et les visuels ;
- recommandations produits, etc.
Cela peut facilement donner envie de tout personnaliser de bout en bout ! Envie à laquelle plusieurs entreprises ont d’ailleurs déjà cédé… Spoiler : beaucoup d’entre elles l’ont regretté. Pourquoi ?
D’une part, parce qu’ajouter des fonctionnalités à tort et à travers, ce n’est jamais bien bon. Cela alourdit le code, ça peut ralentir le site, ça multiplie les risques de bugs divers… Et sur le plan de l’éco-conception, n’en parlons pas ! C’est une catastrophe. Pour limiter la pollution digitale de votre entreprise, il faut se concentrer sur ce qui est vraiment utile. Si vous le souhaitez, vous pouvez d’ailleurs en apprendre plus sur les bonnes pratiques du Green UX.
D’autre part, parce qu’à force de multiplier les messages et les fonctionnalités personnalisées… L’internaute finit souvent par perdre son objectif de vue en cours de route. Au hasard : l’envie d’acheter un produit de l’entreprise. C’est tout le contraire de ce que les marques souhaitaient : elles voulaient l’accompagner jusqu’au bout de son parcours, pas le distraire en chemin.
Restez concentré sur l’essentiel
Personnaliser certaines étapes du parcours utilisateur et quelques éléments de l’interface : dans l’absolu, il n’y a rien de mal à cela. Au contraire même : quand c’est bien fait, cela peut vraiment booster le taux de conversion ET de satisfaction client. Mais encore faut-il bien le faire justement. Pour cela, il n’y a pas de secret : il faut prendre le temps de sélectionner les éléments méritant réellement d’être personnalisé en amont. Avez-vous vraiment besoin d’afficher un contenu différent pour les internautes se connectant le soir, par exemple ? Pour la plupart des entreprises, la réponse est clairement non. En revanche, la question peut vraiment se poser pour un restaurant : cela peut lui permettre de mettre davantage en valeur son (audacieuse) soirée karaoké/cosplay du mardi soir, avec moules-frites et pêche melba à volonté !
Bref : tout se décide au cas par cas. Mais en règle générale, une base commune bien conçue avec une poignée d’éléments personnalisés VRAIMENT utiles donne de meilleurs résultats qu’une personnalisation tous azimuts.
4. Bonnes pratiques UI/UX Design : adopter véritablement l’approche CRO-first
Créer une belle interface, c’est bien. Concevoir une interface qui aide réellement les utilisateurs à atteindre leur objectif, c’est mieux ! Surtout si ça correspond aussi aux objectifs de l’entreprise 😉
C’est justement tout l’intérêt d’une approche CRO-first (Conversion Rate Optimization) !
Pour rappel, adopter une approche CRO-first en UI/UX design consiste à concevoir des interfaces qui ne sont pas seulement esthétiques et intuitives à utiliser : elles sont aussi directement optimisées pour maximiser les conversions. Il peut donc aussi bien s’agir de guider l’utilisateur vers l’achat d’un produit que vers :
- la demande d’un devis ;
- la création d’un compte ;
- le téléchargement d’un livre blanc ;
- l’inscription à une newsletter, etc.
Bref ! L’approche CRO-first, c’est l’alliance parfaite entre la psychologie de l’utilisateur, l’esthétique et la performance business. Autant dire qu’elle mérite pleinement sa place parmi les bonnes pratiques UI/UX Design. Du moins quand elle est bien appliquée… Concrètement, elle implique de faire appel à de nombreuses techniques, dont :
- la mise en place d’une hiérarchie visuelle axée sur l’action, avec notamment un CTA unique par page ;
- l’utilisation d’éléments de réassurance (Trust Seals) comme des badges de sécurité bien visibles (ex. : paiement sécurisé, logos de cartes bancaires, garanties de remboursement) près des zones de paiement ;
- une expérience mobile first au top (ex. : CTA collant fixé au bas des pages de vente défilantes pour qu’il soit toujours accessible d’un coup de pouce), afin de ne rater aucune transaction sur téléphone, etc.

Le piège dans lequel tombent plusieurs entreprises ? Sombrer du côté obscur du CRO en multipliant les pop-up agressives… Ou en essayant d’instaurer un faux sentiment d’urgence, alors que vos stocks produits se portent très bien. Certaines techniques peuvent éventuellement fonctionner à court terme. Mais sur la durée, elles dégradent fortement l’expérience client et la confiance envers la marque.
5. L’accessibilité numérique : plus qu’une simple bonne pratique UI/UX Design, une nécessité
Enfin, comment parler des bonnes pratiques UI/UX Design incontournables sans aborder l’accessibilité ? Accessibilité qui, compte tenu de son importance, doit être prise en compte dès le tout début de la phase de réflexion UI et UX Design ! On voit encore trop d’entreprises s’en préoccuper à la toute fin : dans le contexte actuel, c’est un véritable non-sens.
Pour rappel, une démarche d’accessibilité vise à permettre au plus grand nombre d’utiliser correctement votre site ou votre application, y compris aux personnes en situation de handicap. Ce qui peut nécessiter, entre autres choses, :
- de proposer des contrastes suffisants entre le texte et l’arrière-plan ;
- d’utiliser des polices suffisamment lisibles ;
- de prévoir des alternatives textuelles pour les images et les vidéos, accessibles aux outils d’assistance. A ce sujet, nous vous conseillons d’ailleurs de voir l’article et la vidéo « Comment naviguer sur le web quand on est non-voyant ? » proposés par le gouvernement. Cela permet vraiment de mieux comprendre ce que vivent ces utilisateurs ;
- de bien clarifier chaque champ de vos formulaires, etc.
Bref : il y a vraiment beaucoup de choses à prendre en compte dès la conception de votre design. C’est dix fois plus efficace que d’effectuer des correctifs après-coup.
Non, l’accessibilité n’est pas juste une contrainte supplémentaire
Certes, rendre un site ou une application accessible aux personnes en situation de handicap demande de la réflexion et des efforts. Mais retenez que :
- beaucoup de bonnes pratiques d’accessibilité améliorent en réalité l’expérience de tous les utilisateurs. Un contraste renforcé facilite aussi la lecture sur un smartphone utilisé en plein soleil, par exemple. De même, des sous-titres peuvent être très utiles à une personne regardant une vidéo dans les transports sans activer le son ;
- l’accessibilité et le référencement naturel font souvent bon ménage. En effet, plusieurs bonnes pratiques utiles aux personnes en situation de handicap facilitent également la compréhension des contenus par les moteurs de recherche. C’est notamment le cas des textes alternatifs décrivant les images. Ou encore des structures HTML claires. Sans oublier qu’un site facile à utiliser contribue à offrir une bonne expérience de navigation. Un point auquel Google accorde toujours plus d’importance.
Last not least, rendre le Web accessible à tous fait aussi partie des objectifs de plusieurs gouvernements. Dont celui de la France ! L’accessibilité numérique est ainsi une véritable obligation légale pour de nombreux publics dans notre beau pays !
Plus concrètement, les organismes publics et certaines grandes entreprises sont notamment concernés par les obligations d’accessibilité numérique et le RGAA (Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité).
De plus, depuis le 28 juin 2025, de nouvelles exigences issues de la directive européenne « Accessibilité » s’appliquent à plusieurs produits et services proposés aux consommateurs. Parmi les secteurs concernés figurent entre autres :
- l’e-commerce ;
- les services bancaires ;
- les transports ;
- et les communications électroniques.
Avec toutefois plusieurs exemptions, notamment pour certaines petites entreprises !

« Professionnels : vos produits et services doivent être conformes à la directive Accessibilité »
Intéressé(e) par l’UI/UX Design ?
Si nous vous avons déjà présenté des bonnes pratiques intéressantes, sachez qu’il existe aussi des formations en UI/UX Design adaptées à tous les besoins. Par exemple, si vous voulez acquérir des compétences solides dans ces domaines pour optimiser votre propre site e-commerce, vous pouvez très bien envisager le cursus « Design UX/UI : produire des contenus et interfaces utilisateur« . Entre autres avantages, cette formation 100 % en ligne peut être débutée à n’importe quel moment de l’année !
Mais peut-être souhaitez-vous carrément travailler dans le secteur de l’UI/UX Design ?
Dans ce cas, retenez qu’on peut éprouver très vite une attirance pour la partie la plus artistique (UI) ou, au contraire, la partie la plus technique (UX). Mais même si vous souhaitez vous spécialiser, c’est toujours utile d’avoir des connaissances dans les deux domaines. Ne serait-ce que pour limiter les risques de « ravager » le travail de votre futur(e) collaborateur/trice… Pour bien travailler ensemble, l’UI Designer doit comprendre un minimum ce que fait l’UX Designer, et inversement ! Et l’Executive Bachelor Web et UX Design – lui aussi en digital learning (aka « 100 % en ligne ») – vous donnerait justement toutes les clés en UI et UX Design…
Cela étant dit, si vous visez un poste à hautes responsabilités, comme celui de Manager communication, marketing & UX, vous auriez aussi intérêt à examiner de près l’Executive Mastère Management de projets digitaux et UX Design. Lui aussi, il est 100 % en ligne 😉 .
Si vous souhaitez en savoir plus sur ces différentes formations et sur les solutions de financement existantes (ex. : CPF, aides régionales, AIF), n’hésitez pas à contacter nos conseillers. Ils sont là pour vous aider à choisir la formation la plus adaptée à vos besoins et pour vous accompagner dans vos démarches de financement !
Rédactrice de l’article
Audrey Lemaire
Forte de plus de 10 d’expérience en rédaction SEO, je mets mes compétences aux services des marques avec une prédilection pour les thématiques marketing et communication.

