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Etude : les Français et la formation professionnelle en 2026, entre quête de sens et montée en puissance de l’IA

Formation à l'IA, dispositifs de financement, formats privilégiés : l'essentiel à savoir sur la formation des Français en 2026

VISIPLUS academy dévoile son étude 2026 sur le rapport des Français à la formation professionnelle, en partenariat avec IPSOS BVA. Salariés, chefs d’entreprise, commerçants, artisans, demandeurs d’emploi : toutes les catégories d’actifs ont fait entendre leur voix, pour refléter au mieux la situation actuelle. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que celle-ci a bien changé au cours des derniers mois ! Comment expliquer le regain d’intérêt des Français pour la formation professionnelle ? Quels sont les principaux freins qui empêchent encore certains actifs de se reconvertir ? Quel impact l’IA a-t-elle sur le monde du travail et les besoins en formation des salariés ? Nous vous présentons l’essentiel à savoir dans notre article !

La formation repart à la hausse !

Premier constat du baromètre 2026 : la formation professionnelle reprend de l’élan. En effet, après avoir stagné durant les années 2023-2024, le nombre de projets de formation repart nettement à la hausse, avec 32 % des actifs ayant déjà engagé une démarche de formation pour les 12 prochains mois. Soit un gain de 3 % au cours des 18 derniers mois ! Si la plupart d’entre eux en sont encore aux premières étapes de leur parcours – 26 % des actifs recherchent activement des informations ou viennent de trouver la formation de leurs rêves – ils sont aussi 6 % à être déjà inscrits ou en cours de formation.

Pour rentrer un peu plus dans le détail, retenez que cette vague d’engouement est particulièrement marquée chez les :

  • cadres. En effet, 44 % d’entre eux ont déjà engagé une démarche pour suivre une formation au cours des 12 prochains mois (soit une hausse de 7 %);
  • actifs âgés de 50 à 64 ans ( 24%, soit une hausse de 9 % ) ;
  • actifs âgés de 35 à 49 ans ( 34 %, soit une hausse de 4 % ).

Comment expliquer le regain d’intérêt des Français pour la formation professionnelle en 2026 ?

Ce nouvel élan est directement lié à l’explosion des remises en question professionnelles. En effet, 48 % des actifs déclarent avoir envisagé ou réalisé une reconversion professionnelle. Parfois, à 180 °! A comprendre : vers un métier qui n’a strictement rien à voir avec leur job d’origine, à l’image de certains avocats qui se reconvertissent dans l’élevage par exemple. Plus souvent, vers une profession pour laquelle ils ont déjà des compétences exploitables (ex. : passage d’un métier du digital vers un autre métier du digital).

Mais dans un cas comme dans l’autre, ils ont généralement besoin de suivre une formation pour concrétiser leur projet : se reconvertir plus facilement est ainsi LA raison principale qui pousse 16 % des répondants à vouloir se former au cours des 12 prochains mois.

Cela étant dit, l’attrait de la reconversion professionnelle n’est pas l’unique facteur à l’origine du phénomène. Certains répondants ont d’autres motivations ! Par exemple :

  • 35 % des actifs qui souhaitent suivre une formation veulent essentiellement développer leurs compétences ;
  • 15 % visent surtout une évolution professionnelle et une promotion ;
  • 15 % souhaitent surtout mettre à jour leurs compétences parce que leur métier évolue. Notamment en raison des innovations technologiques, comme l’arrivée de l’intelligence artificielle par exemple !

Enfin, plusieurs répondants évoquent aussi le besoin de se former pour (re)trouver plus facilement un emploi. Ou même pour lancer plus facilement leur entreprise !

Quête de sens et santé mentale : les 2 grands moteurs de la reconversion professionnelle

Contraintes familiales (ex. : envie de suivre son conjoint, arrivée d’un enfant), entreprise au bord de la faillite, secteur d’activité en crise, licenciement… Chaque actif souhaitant effectuer une reconversion professionnelle a sa propre motivation. Ou plutôt SES propres motivations, car, bien souvent, plusieurs causes s’entremêlent en réalité.

Toutefois, la raison la plus fréquemment évoquée reste – de loin – l’ennui et le manque de sens au travail. En effet, 78 % des répondants considèrent que leur baisse d’intérêt dans leur travail joue un rôle dans leur décision. Pour 45 % d’entre eux, il s’agit même de LA principale raison qui les pousse à se reconvertir. Soit une hausse de 16 % par rapport au baromètre précédent sur les Français et la formation professionnelle. Ce n’est pas rien !

Autre problème majeur poussant les actifs sur la voie de la reconversion : l’excès de pression au travail. 48 % des répondants évoquent ce facteur : il est même le grand élément déclencheur pour 10 % d’entre eux.

En d’autres termes, les Français cherchent de plus en plus à préserver leur santé mentale : quand l’ennui et la pression deviennent trop forts, ils préfèrent changer de cap plutôt que de sombrer dans le burn-out… Quant à ceux qui ont déjà – malheureusement – sombré dedans, ils empruntent souvent la voie de la reconversion, dès qu’ils se sentent mieux : ils sont inclus dans les 15 % de répondants indiquant qu’ils souhaitent surtout se reconvertir suite à une maladie.

Bref : il existe des choses avec lesquelles on ne peut pas transiger. La santé mentale en fait clairement partie ! Si vous vous sentez mal dans votre job, n’hésitez donc pas à réagir au plus vite, vous aussi. Vous trouverez des conseils utiles dans notre guide de la reconversion professionnelle !

Focus sur les principaux freins qui ralentissent les projets de formation professionnelle et de reconversion des Français en 2026

Vouloir se former ou même carrément se reconvertir, c’est bien. Le faire vraiment, c’est mieux ! Hélas, l’étude relève encore plusieurs freins à la formation et à la reconversion des Français cette année. En particulier des raisons économiques.

En effet, le contexte économique actuel inquiète de nombreux répondants en quête de reconversion professionnelle : 41 % d’entre eux indiquent que cela les empêche de se lancer. C’est même la principale raison qui les pousse à reporter leur projet à plus tard pour 20 % d’entre eux.

Dans le même ordre d’idées, la nécessité de préserver sa sécurité financière est citée par 20 % des actifs en première réponse, et par 45 % d’entre eux au total.

Quant au reste à charge du CPF (Compte Personnel de Formation), dit aussi « participation forfaitaire obligatoire« , elle a également donné un grand coup de frein aux projets de formation. En effet, 54 % des actifs ayant commencé à se renseigner pour se former ont retardé ou remis en cause leur projet en découvrant l’existence du reste à charge.

Quel est le montant du reste à charge du CPF pour 2026 ?

Pour rappel, la participation forfaitaire obligatoire est indexée sur l’inflation : elle est donc revalorisée chaque année. Pour l’année 2026, son montant est de 103,20 €, qu’il faut impérativement débourser pour suivre une formation éligible au CPF… Sauf dans certains cas ! Ainsi, vous n’êtes pas tenu de verser cette somme si :

  • vous êtes demandeur ou demandeuse d’emploi ;
  • votre formation fait l’objet d’un abondement de la part de votre employeur ;
  • vous souhaitez utiliser les points de votre compte professionnel de prévention (C2P) ;
  • vous faites appel à l’abondement dû à une incapacité permanente d’au moins 10 %  pour vous reconvertir, suite à une maladie professionnelle ou un accident du travail.

Bref : en réalité tout le monde n’est pas concerné par le reste à charge du CPF. Mais l’information a parfois du mal à circuler et la somme de 103,20 €, qui peut sembler bien « légère » pour certains, représente déjà un vrai petit budget pour les foyers les plus modestes.

Connaissez-vous bien les dispositifs de financement des formations professionnelles, d’ailleurs ?

D’après l’étude, la plupart des actifs (84%) connaissent le CPF. Soyons honnêtes : 100 %, ce serait mieux, étant donné que ce dispositif de financement concerne absolument toutes les catégories d’actifs, des salariés aux chefs d’entreprises, en passant par les freelances. Mais c’est déjà bien. En tout cas, c’est beaucoup mieux que pour d’autres solutions de financement : le CPF de transition reste relativement peu connu (34 %), tout comme le Plan de développement des compétences (25 %) et le FNE formation (10 %)… C’est pourquoi nous lançons immédiatement une interrogation surprise pour évaluer vos propres connaissances. Il va sans dire que vous serez jugé(e) très sévèrement à la suite de celle-ci !

Conseil bonus : la meilleure façon ne pas paniquer face à une interrogation surprise est d'apprendre vos leçons.

Plaisanterie mise à part : en réalité, il existe de nombreuses solutions pour vous aider à financer votre formation. Et ce, quelle que soit votre situation professionnelle ! Nous en avons déjà cité quelques-unes mais on pourrait également parler des aides régionales, de l’AIF (Aide Individuelle à la Formation) de France Travail (ex. Pôle Emploi) ou encore du CDD de reconversion, le nouveau contrat lancé en janvier 2026 pour sécuriser votre reconversion professionnelle. Ce serait vraiment dommage de renoncer à la formation de vos rêves alors qu’il existe autant d’options. Parfois cumulables entre elles, en plus ! Pour en apprendre davantage, nous vous invitons à consulter notre espace consacré aux dispositifs de financement.

Gros plan sur les formations professionnelles privilégiées par les Français en 2026

Afin de sécuriser au maximum leur parcours, les Français privilégient celles délivrant un diplôme ou une certification officielle. C’est le principal critère de choix des formations pour 44 % des répondants ! Avec une préférence d’ailleurs pour les formations :

  • en informatique, dans les nouvelles technologies ou pour bien maîtriser un logiciel en particulier ( 13% des répondants souhaitant suivre ce type de formation) ;
  • médicales ou paramédicales (11 %) ;
  • en intelligence artificielle (là aussi, 11 %). Ce qui n’a rien de très étonnant d’ailleurs, vu la place grandissante de l’IA dans de nombreux métiers !

Mais il ne s’agit que du podium ! Dans les faits, les actifs ont de nombreuses aspirations différentes : certains veulent suivre des formations en management, en marketing, en relation client, en communication, etc.

Quels formats les Français préfèrent-ils pour suivre leur formation professionnelle en 2026 ?

Concernant les formats, le présentiel reste le premier choix des actifs français en 2026, même s’il continue à perdre des émules : ils sont 39 % à le privilégier, soit une baisse de 3 points.

A l’inverse, la part des formations 100 % à distance (25 %) et des formations mixtes, alliant des séances en présentiel et à distance (36 %) augmente, jusqu’à réunir 61 % des actifs. Un phénomène qui s’explique facilement par le caractère pratique de ces formats de formation (ex. : pas ou moins de déplacements qu’en 100 % présentiel, organisation simplifiée pour suivre les cours, etc.)

L’IA au travail : entre inquiétude, attirance et envie de se former

L’étude fait également un gros focus sur la place de l’IA dans le monde du travail. IA qui se propage d’ailleurs à une vitesse exceptionnelle. En effet, un actif sur cinq utilise déjà l’IA dans le cadre de ses missions, vs 5 % à l’été 2024 ! Mais retenez tout de même que cette diffusion reste encore très hétérogène : si 50 % des cadres y font déjà appel pour différentes tâches (ex. : rédaction de comptes rendus, recherche documentaire, aide à la décision, etc.), seulement 7 % des ouvriers y ont vraiment recours.

Plus surprenant : les jeunes actifs de 18 à 24 ans ne sont encore que 11 % à avoir adopté l’IA dans leurs activités professionnelles. Alors qu’ils sont pourtant censés avoir une appétence particulière pour les nouvelles technologies… Faut-il y voir une forme de « résistance », liée aux craintes suscitées par l’IA ? Possible : 55 % d’entre eux redoutent la suppression pure et simple de leur poste, contre « seulement » 38 % pour la moyenne des répondants.

Mais si on ne peut nier que l’IA suscite encore des inquiétudes de nos jours, 4 actifs sur 10 reconnaissent qu’il y a déjà de nombreux avantages à l’utiliser. Entre autres choses, elle permet de :

  • gagner du temps, pour 52 % des répondants ;
  • booster la créativité (44 %) ;
  • gagner en précision (40 %).

Sans parler du fait qu’elle permet d’automatiser les tâches les plus rébarbatives, laissant ainsi aux actifs plus de temps à consacrer aux missions importantes. C’est beaucoup plus valorisant pour eux !

étude les Français et la formation professionnelle en 2026 : 44 % des actifs considèrent qu'avec l'IA, leur travail est plus valorisant. 39 % pensent aussi que cela rend leur travail plus intéressant.
Source : Infographie « Les actifs français et la formation professionnelle en 2026 », VISIPLUS academy

De quoi expliquer pourquoi 47 % des actifs ont déjà bénéficié ou souhaitent bénéficier d’une formation pour mieux maîtriser l’IA (+ 10 points par rapport à 2024).

Que penser des enseignements de cette étude sur le rapport des Français à la formation professionnelle en 2026 ?

Au-delà des chiffres, une chose est claire : la formation professionnelle n’est plus perçue comme une simple option, mais comme un véritable levier d’adaptation face à un monde du travail en pleine mutation. Entre quête de sens, nécessité de préserver sa santé mentale et accélération des transformations liées à l’intelligence artificielle, les actifs français ont rarement eu autant de bonnes raisons de se former… Ou de se réinventer. N’hésitez pas à consulter directement l’étude « Les actifs français et la formation professionnelle en 2026 » pour en apprendre davantage !

«Les résultats du baromètre 2026 nous permettent de mesurer les évolutions profondes depuis 2024. Les actifs français cherchent davantage de sens, tout en restant très attentifs à leur sécurité financière. L’accélération de l’usage de l’intelligence artificielle renforce l’exigence d’adaptation. Dans ce contexte, la formation certifiante et accessible constitue un levier clé pour accompagner des trajectoires professionnelles de moins en moins linéaires. »

Source : Nicolas Montetagaud, directeur général de VISIPLUS academy

Dommage en revanche que la morosité du contexte économique freine autant de projets. Surtout au vu des nombreux dispositifs de financement existants ! Nous vous conseillons d’ailleurs une fois encore de vraiment bien étudier toutes les solutions possibles si vous souhaitez vous former (ndlr : vous n’échapperez pas forcément toujours à l’interrogation surprise).

Quant à savoir vers quel domaine vous tourner : vous êtes le seul ou la seule à vraiment savoir ce qui vous fait vibrer. Mais il est vrai que maîtriser l’intelligence artificielle devient essentiel dans de nombreux métiers. C’est pourquoi nous vous invitons d’ailleurs à jeter un œil sur nos formations liées à l’IA !

Une question au sujet de nos formations ? Dans ce cas, n’hésitez pas à contacter nos conseillers ! Ils se feront une joie de vous renseigner. Voire même de vous aider à faire financer votre formation, si vous souhaitez être accompagné(e) !

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