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Baromètre de la formation professionnelle VISIPLUS academy & BVA : le point avec Régis Micheli

VISIPLUS academy et le Groupe BVA ont révélé lundi dernier les résultats de leur premier baromètre sur la formation continue. A l’heure de la digitalisation de l’économie et du nouveau Compte Personnel de Formation (CPF), ce baromètre permet de dresser un état des lieux de la réalité des pratiques et des besoins des actifs français en matière de formation. Régis Micheli, Fondateur & Président de VISIPLUS academy, revient sur les résultats de cette enquête, et en commente les chiffres clés et les enseignements marquants.

Pourquoi avoir lancé cette enquête ?

Régis Micheli : Nous souhaitions avoir une idée un peu plus précise de ce que représente la formation continue à l’ère du digital, notamment à l’occasion du lancement de l’application CPF. L’idée était aussi de tordre le cou à certaines idées reçues concernant les formats d’apprentissage, comme le Digital Learning, qui nous intéresse particulièrement chez VISIPLUS academy, et de vérifier si ce que nous vivions en interne était une réalité plus globale.

« Le Digital Learning est une vraie réalité d’apprentissage »

La montée en puissance du digital learning

Le premier élément qui nous intéresse, c’est la montée en puissance du Digital Learning. Ce n’est plus marginal, c’est une vraie réalité d’apprentissage, puis qu’il correspond à 19% des types de formations aujourd’hui. C’est une vraie surprise car certains responsables des ressources humaines on encore tendance à voir le digital learning comme un format de second niveau, or ce n’est pas le cas puisque les critères qualités sont parfois supérieurs en Digital Learning qu’en présentiel.  Mieux vaut une formation distancielle de qualité qu’une formation présentielle de second niveau.

La formation hors temps de travail

Dans un second temps, l’importance de la formation hors temps de travail est un élément clé. Elle concerne 21% des personnes interrogées. On a souvent le sentiment que les Français ne sont pas très intéressés par la formation. Pourtant, se former en dehors de son temps de travail demande une vraie motivation et une vraie implication. D’ailleurs une grosse partie de nos clients se forme en dehors de leur temps de travail. C’est un vrai switch culturel, une approche un peu à l’anglo-saxonne : on prend en main son destin et on n’attend pas que l’entreprise ou l’Etat vienne décider ou même parfois financer notre formation. Une approche basée sur le fait que suivre une formation est un investissement pour son évolution professionnelle et non pas une dépense !

L’impact de la digitalisation de l’économie

En troisième point, j’évoquerais la constatation par les actifs de l’importance du digital, et la volonté de s’y former. C’est très intéressant, car, au niveau de l’entreprise et des RH, on ne voit pas forcément de transformation en marche. Or 44% des actifs pensent que la digitalisation va impacter et augmenter leur besoin en formation, et le digital est la formation la plus plébiscitée (13% – ex aequo avec les langues étrangères). Cela prouve que ce que veulent les collaborateurs ne correspond pas toujours tout à fait à ce qu’on leur propose. Il y a un décalage entre la réalité des pratiques au sein de l’entreprise et la réalité de ce qu’attendent les salariés. 

Le manque d’information demeure

Enfin, j’aimerais évoquer un 4e axe important, qui correspond à un point faible souligné par l’enquête. Il s’agit du peu capacité des actifs à s’accaparer la formation et ses outils. Nous avons encore à faire à un niveau élevé de personnes qui ne se forment pas. Et le sentiment d’être mal informé, notamment chez les demandeurs d’emplois, demeure très fort.

« Nous avons le sentiment que Pôle emploi informe peu sur les formations car les budgets sont limités »

En effet, 84% des demandeurs d’emplois n’ont pas suivi de formation l’année dernière et 68% d’entre eux se disent mal renseignés sur ces dispositifs de formation. Comment y remédier ?

Il y a un vrai travail de communication à faire au niveau de Pôle emploi. Or, nous avons souvent le sentiment que Pôle emploi informe peu sur les formations car les budgets sont limités. Comme s’ils voulaient éviter de créer des déceptions. Il est donc clair que les budgets formation doivent être revus. Par exemple, une aide comme l’AIF (NDLR :  aide individuelle à la formation) tournait en 2019 autour de 1500 euros TTC, or il faudrait au moins le triple pour suivre une formation de qualité et innovante de montée en compétences pour certains publics très impactés par la digitalisation de l’économie. A voir maintenant si l’apparition de l’application CPF va améliorer l’accès à la formation. Nous le saurons dans un an en faisant une enquête N+1 de celle-ci.

En général le manque d’informations est élevé concernant tout ce qui est lié à la formation, même chez les actifs. Avez-vous (VISIPLUS academy) un rôle à jouer ?

Oui, nous devons être intégré à ces dispositifs d’informations. D’ailleurs, nous essayons de nous rapprocher des pouvoirs publics et financiers pour les informer de ce que nous vivons au quotidien. Cela demande une plus grande proximité entre les différents acteurs : d’un côté les gens comme nous, qui connaissons le marché de manière assez opérationnelle, et proches des participants, de l’autre, les financeurs ayant, pour certains, une approche parfois moins empirique sur les besoins des actifs et des entreprises.

« Notre croissance annuelle de 35% depuis 3 ans prouve que nous allons dans le bon sens »

Une telle enquête peut-elle permettre au gouvernement d’ouvrir les yeux sur la réalité des manques et besoins en formation de certaines catégories de personnes ?

Oui, et c’était d’ailleurs l’un de nos objectifs : nourrir la communauté au sens large avec des informations fraîches. Cela va de l’Etat aux branches professionnelles qui décident de prioriser telle ou telle formation. L’étude a aussi pour but de montrer aux entreprises la réalité des attentes de leurs collaborateurs. Il faut éviter la fracture entre l’offre et les besoins, car rappelons que si autant de gens se forment en dehors de leur temps de travail, c’est parce que l’offre de formation qui leur est faite ne les satisfait pas, ou ne répond pas à leur problématique.

Le digital est la formation la plus plébiscitée en 2020. Pensez-vous que VISIPLUS academy va bénéficier de ces besoins ?

Oui, d’ailleurs notre croissance annuelle de 35% depuis 3 ans prouve que nous allons dans le bon sens. Nous constatons ces besoins régulièrement et nous mettons en place des solutions qui permettent d’y répondre. 

En tant que PDG de VISIPLUS academy, cette enquête vous a-t-elle ouvert des pistes de réflexion pour l’année à venir ?

Bien sûr. Nous avons clairement un gros travail d’information à faire, notamment chez les demandeurs d’emplois. Cela nous donne envie de nous rapprocher de Pôle emploi et des différents financeurs de la formation professionnelle et de proposer notre contribution au niveau de l’information sur les métiers de demain et le futur du travail notamment. Et puis cela nous conforte aussi dans certaines idées vers lesquelles nous voulons aller, notamment concernant la digitalisation des métiers et le format digital learning ou blended learning. Cela nous confirme que nous sommes sur la bonne voie et que nos 15 000 participants nous offrent chaque jour une belle vision de la réalité du marché.

Pour découvrir notre infographie dans son intégralité :
https://www.visiplus.com/prive/Formation-Professionnelle-2020-Les-Chiffres-Cles.pdf

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