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Menaces cybersécurité 2026 : Shadow Agent, attaques automatisées… Que nous révèle le rapport de Google Cloud ?

shadow agent, attaque par injection de prompt : quelles sont les menaces cybersécurité à redouter en 2026 ?

Dans son dernier rapport prévisionnel, Google Cloud dresse un tableau complet des nouvelles menaces cybersécurité que les entreprises affronteront en 2026. Au cœur de la cyberguerre ? L’intelligence artificielle (IA), qui sera massivement employée aussi bien par les cybercriminels que par les marques pour se défendre. Des risques liés aux « Shadow Agents » jusqu’aux nouveaux « angles morts » de la sécurité ciblés par les hackers, nous vous présentons l’essentiel à savoir pour bien protéger votre infrastructure.

L’utilisation de l’IA devient la norme pour les cybercriminels, d’après le rapport 2026 sur les menaces cybersécurité de Google Cloud

L’ère de l’expérimentation de l’IA est révolue : tel est le premier enseignement du rapport Google Cloud. Comprenez par là que les hackers ne se contentent plus d’explorer les nouvelles possibilités offertes par les outils IA. Désormais, ils maîtrisent pleinement le sujet ! Au point d’utiliser l’intelligence artificielle à chaque étape du cycle d’attaque, pour gagner en rapidité et en efficacité. Résultat ? Une cyberattaque de grande ampleur, qui prenait auparavant plusieurs semaines à mettre en place (voire plusieurs mois) peut s’orchestrer en une poignée d’heures en 2026. Pire encore : avec l’automatisation de la production de logiciels malveillants, même les cybercriminels en herbe constituent une réelle menace pour les marques.

Face à ce phénomène, les entreprises n’ont d’autre choix que d’adopter également des agents IA pour contrer ces attaques toujours plus rapides, plus nombreuses et plus redoutables. Bien qu’ils ne puissent pas réellement remplacer les « agents humains », ils les aident grandement à accomplir leurs tâches. Notamment en détectant les failles de sécurité à vitesse grand V !

« 2026 marquera le début d’une nouvelle ère pour l’IA et la sécurité, tant pour les adversaires que pour les défenseurs. Alors que les acteurs malveillants exploiteront l’IA pour accroître la vitesse, la portée et l’efficacité des attaques, les défenseurs utiliseront également des agents IA pour renforcer les opérations de sécurité et améliorer les capacités des analystes. Cependant, cette transformation introduit de nouveaux défis tels que les risques liés aux « Shadow Agents » et la nécessité de faire évoluer la gestion des identités et des accès »

Source : « Cybersecurity Forecast 2026 », Google Cloud

Bref : on assiste à une véritable course à l’IA, chaque camp essayant de prendre l’avantage sur l’autre grâce à cette nouvelle technologie. Et ce phénomène n’est pas prêt de s’arrêter, surtout avec l’arrivée de l’IA agentique.

menaces cybersécurité 2026 : l'IA sera à la fois l'arme préférée des hackers et celle des entreprises.
Source : NotebookLM, d’après le rapport Google Cloud 2026

L’IA agentique, c’est quoi ?

L’IA agentique est une nouvelle forme d’intelligence artificielle, capable :

  • d’analyser des situations ;
  • de déterminer les actions à mettre en place pour corriger les problèmes détectés ou atteindre les objectifs visés ;
  • et également d’exécuter les actions de manière autonome.

Autant dire qu’elle est vraiment un cran au-dessus de l’IA générative, qui se contente essentiellement de produire du contenu (ex. : texte, image, musique) à partir de créations humaines. Si elle a déjà plusieurs applications en entreprise, elle commence aussi, malheureusement, à faire des ravages entre les mains des cybercriminels, qui l’utilisent pour lancer des attaques automatisées.

Si cette nouvelle forme d’IA vous intéresse, vous pouvez en apprendre plus dans notre article consacré au déploiement d’agents IA au sein de votre entreprise.

Gros plan sur les principales menaces cybersécurité à redouter en 2026

La montée en puissance des attaques par injection de prompt

Le rapport Google Cloud alerte en particulier les entreprises sur les attaques par injection de prompt. D’ailleurs, il n’est pas le seul à le faire. En effet, de nombreuses autres études prennent également ce danger très au sérieux. Les attaques par injection figurent même en bonne place dans le Top 10 OWASP 2025 !

Le saviez-vous ? Le Top 10 de l’OWASP (Open Worldwide Application Security Project) fait partie des meilleures références en termes de cybersécurité. Mis à jour tous les 3-4 ans par des experts, il donne une bonne vision des risques de sécurité les plus critiques pour les applications web. N’hésitez pas à le consulter à chaque mise à jour !

Pour ne rien arranger, plusieurs audits indiquent aussi que près de 7 systèmes d’IA sur 10 en déploiement présentent ce type de vulnérabilité. Il y a donc beaucoup de travail à faire pour se protéger efficacement de ce type de cyberattaque !

C’est quoi une attaque par injection de prompt exactement ?

Pour rappel, dans une attaque par injection de prompt, le hacker formule une requête (ou « prompt ») qui pousse l’IA à ignorer ses règles de base et à exécuter des actions non prévues. Concrètement, il existe différentes façons d’influencer l’IA avec un prompt malveillant. Par exemple, le hacker peut :

  • demander directement à un chatbot d’ignorer les consignes de sécurité habituelles pour lui fournir telle ou telle information ;
  • dissimuler un prompt dans un document en ligne ou le code HTML d’une page web, s’il cible plutôt les IA scannant les informations du Net à des fins d’analyses prédictives sur les tendances de consommation par exemple.

Mais quelle que soit la méthode employée, les intentions du hacker restent mauvaises.

Les hackers ont beau utiliser différentes méthodes, ils restent pétris de mauvaises intentions.

Cela peut lui permettre de collecter les données de vos clients, par exemple. De remonter jusqu’aux informations bancaires de votre entreprise. Ou encore de fausser les résultats des analyses de l’IA pour vous pousser à faire de mauvais choix stratégiques… Toutefois, cela s’observe surtout lorsque le hacker a été engagé par un concurrent indélicat !

Bref : c’est vraiment une attaque à redouter. Pour s’en protéger, Google recommande notamment :

  • d’instaurer un filtre, pour bloquer plus facilement les instructions suspectes issues de sources non fiables ;
  • de bien entraîner l’IA à cerner l’intention réelle de l’utilisateur ;
  • de toujours demander une validation humaine pour les actions sensibles.

Sans ces garde-fous, le déploiement de l’IA peut rapidement devenir un risque majeur pour votre entreprise.

Les Shadow Agents : des menaces de sécurité invisibles mais néanmoins très dangereuses en 2026

Concrètement, l’expression shadow agent ou « agent fantôme » désigne un outil IA employé par un collaborateur sans l’accord, et encore moins sans la supervision du service IT. Soyons clairs : le collaborateur n’a aucune mauvaise intention, il cherche juste à utiliser l’IA pour gagner du temps et être plus performant dans son travail. Mais en faisant cavalier seul, il fait courir de vrais risques à son entreprise. Cela s’est tout d’abord observé avec les IA génératives, comme le célèbre ChatGPT : mails, notes de réunion et autres données plus ou moins sensibles y ont été copiées-collées dans la plus grande inconscience. Il va sans dire que les hackers ont rapidement détecté cette nouvelle source d’informations et qu’ils piochent encore joyeusement dedans de nos jours.

Mais avec l’arrivée de l’IA agentique, le problème a encore pris de l’ampleur. Avec elle, un salarié peut créer en quelques heures un agent capable de manipuler de nombreuses données sensibles, et de se connecter directement aux différents outils de l’entreprise (ex. : boîte mail, CRM, etc.). Et ce, sans contrôle, sans règles claires et sans le moindre suivi. Autant dire que le danger est maximal en cas de piratage : non seulement ces agents IA peuvent être le vecteur de lourdes attaques, mais en plus elles sont particulièrement difficiles à prévenir et à repérer rapidement, l’entreprise n’étaient même pas au courant de l’utilisation des agents. Pour couronner le tout, ils peuvent aussi poser problème en cas de contrôle par la CNIL, car ces agents conçus « empiriquement » respectent rarement les règles établies par le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données). Gare aux amendes !

Les shadow agents font courir de gros risques à votre entreprise.

Une question de pédagogie avant tout

Ici, le problème n’est pas tant l’IA que les personnes qui l’utilisent. Pour garder le contrôle de la situation, vous allez devoir :

  • expliquer clairement à vos collaborateurs ce qu’ils ont le droit de faire ou non avec l’IA. Nul besoin de leur interdire complètement de développer leur propre modèle : après tout, il faut favoriser l’innovation pour booster les performances de votre entreprise. En revanche, il est hors de question qu’ils utilisent leur propre IA dans leur coin, sans la faire valider par le service IT ;
  • proposer des outils IA déjà validés par votre entreprise ;
  • mettre en place un système de surveillance pour détecter les usages non autorisés.

Les ransomwares : des menaces cybersécurité plus sérieuses que jamais en 2026

En soi, les attaques par ransomwares, dits aussi « rançongiciels » en français, n’ont rien de bien nouveau. En effet, elles ont déjà causé de lourds dégâts financiers en 2024 et 2025 et ne cessent de se multiplier, notamment à cause des grandes plateformes de ransomware-as-a-service (RaaS). Il s’agit d’un système dans lequel des hackers vendent un ransomware clé en main à des pirates informatiques en herbe. Ces derniers peuvent même bénéficier d’une assistance technique, de conseils pour bien orchestrer leurs attaques, etc. En résumé : c’est une triste évolution du crime organisé à l’ère du digital. Malheureusement, dès que la police démantèle l’une de ces plateformes, 3 autres ouvrent dans un coin du dark web.

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles le rapport Google Cloud souligne que les attaques par ransomwares vont encore atteindre de nombreuses entreprises en 2026, tout en soulignant également que les méthodes employées sont en train d’évoluer. En effet, les cybercriminels s’attaquent désormais de plus en plus aux logiciels de transfert sécurisé de fichiers. En compromettant un seul outil, ils peuvent voler d’énormes volumes de données et toucher en même temps des centaines d’entreprises. Une seule attaque peut ainsi exposer des informations sensibles provenant de plusieurs organisations.

Ils exploitent aussi de plus en plus le vishing. Il s’agit d’une évolution du phishing, avec des appels téléphoniques reproduisant la voix d’un membre haut placé de l’entreprise grâce à l’IA. Classiquement, cette méthode est utilisée pour inciter un employé à faire un virement bancaire sur le compte des hackers, mais elle peut aussi être employée pour le convaincre de télécharger un logiciel malveillant. Comme un ransomware prenant toutes les données de l’entreprise en otage…

Encore et toujours de la pédagogie

Là encore, il est essentiel de faire preuve de pédagogie avec vos collaborateurs pour contrer ce type d’attaques, car les pirates informatiques cherchent souvent à les manipuler directement. Mieux vaut donc qu’ils connaissent les principales techniques employées par les hackers pour éviter de tomber dans leurs pièges ! Pourquoi ne pas leur faire suivre une formation pour s’initier aux bonnes pratiques de la cybersécurité, tout simplement ? Ils apprendraient à déjouer les tentatives de phishing plus ou moins sophistiquées, à éviter les nombreux pièges tendus sur les réseaux sociaux, à donner efficacement l’alerte au moindre soupçon de piratage… Bref : toutes les bonnes pratiques pour garantir la sécurité de votre entreprise, en présentiel comme en télétravail !

Une autre tendance alarmante en 2026 : le ciblage des hyperviseurs par les cybercriminels fait partie des nouvelles menaces cybersécurité à prendre en compte

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la plupart des entreprises font des efforts louables pour bien sécuriser leurs postes de travail, leurs serveurs et leurs différentes applications. Hélas, elles oublient souvent les hyperviseurs. En échappant aux solutions de détection (EDR), ils constituent des angles morts critiques pour la sécurité des entreprises. Angles morts que les cybercriminels ont manifestement la ferme intention d’exploiter en 2026. D’après le rapport Google Cloud sur les menaces cybersécurité 2026, ils constitueraient même l’une de leurs nouvelles portes d’entrée privilégiées !

Qu’est-ce qu’un hyperviseur ?

L’hyperviseur est un élément essentiel des infrastructures de virtualisation. C’est vraiment très technique mais pour simplifier au maximum, imaginez un ordinateur très puissant dans un data center. Au lieu d’y installer un seul système, l’entreprise le découpe en plusieurs ordinateurs virtuels, appelés machines virtuelles. Chaque machine virtuelle fonctionne comme un vrai PC ou serveur, avec son système (ex. : Windows, Linux), ses applications, ses données, etc. C’est ce qu’on appelle une infrastructure de virtualisation ou infrastructure virtuelle.

Les infrastructures virtuelles deviennent une cible privilégiée pour paralyser des centaines de systèmes à la fois.
Source : NotebookLM, d’après le rapport Google Cloud 2026

Quant à l’hyperviseur, il s’agit ni plus ni moins du chef d’orchestre de cette infrastructure. En effet, c’est ce logiciel qui :

  • crée les machines virtuelles ;
  • les fait fonctionner ;
  • décide laquelle a accès à quoi ;
  • isole les données entre elles.

Sans lui, aucune machine virtuelle ne peut fonctionner. Malheureusement, si un hacker prend le contrôle de l’hyperviseur, il peut :

  • contrôler toutes les machines virtuelles en même temps ;
  • accéder potentiellement à toutes les données ;
  • chiffrer tout le système d’un coup pour le prendre en otage, ce qui paralysera toute l’entreprise.

A ce stade, on peut vraiment parler de risque systémique : une seule attaque peut tout faire tomber…

Comment vous protéger de ces cyberattaques ?

Authentification forte, sauvegardes régulières, surveillance continue… Les mesures préconisées par Google n’ont rien de bien nouveau. Il s’agit surtout de les appliquer également à l’hyperviseur et, plus largement, à toute l’infrastructure de virtualisation. Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter directement le rapport Google Cloud sur les menaces cybersécurité 2026 !

A sa lecture, une chose est sûre : les cybercriminels vont encore être plus difficiles à affronter cette année. N’hésitez donc pas à renforcer vos compétences internes si besoin, à l’aide d’un Executive Mastère en Management de la Cybersécurité par exemple, conçu pour optimiser la gestion des risques et la sécurisation des systèmes d’information. Pas besoin d’attendre la rentrée de septembre : 100 % en ligne, cette formation est accessible tout au long de l’année. Vous pouvez également vous appuyer sur différents dispositifs (ex. : CPF, aides régionales) pour la financer.

Une question ? Contactez nos conseillers ! Ils seront heureux de vous renseigner sur nos formations en cybersécurité et sur les moyens de les financer.

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